- Opéra de Lausanne
- Vu avec Margaux
- Mise en scène: Gianni Schneider
- Decors: Nina Wetzel
La première partie du spectacle était décevante. J'ai eu du mal a apprecier la musique et je trouvais que les chants s'alignaient mal avec l'orchestre. Les belles envolees lyriques n'avaient jamais de place pour se developper.
La deuxieme partie m'a beaucoup plus enchante notamment a partir de la scene ou Davel et sa mere rencontre la "belle inconnue". C'est interessant car a ce moment on retombe sur un opera un peu plus "classique" avec un dialogue entre un homme et une femme et musicalement j'ai apprecie.
J'ai l'habitude de voir des operas ou le scenario tourne autour de l'histoire d'amour entre un homme et une femme. Au premier abord, on pourrait croire que cet opera sort des habitudes, pourtant il y a cette "belle inconnue" qui passe et qui laisse une trace dans l'inconscient des hommes. Pour moi elle represente une idee, celle pour Davel de vouloir liberer son peuple de l'oppression Bernoise. La description historique n'arrive pas totalement a justifier les actions de Davel et je trouve interessant ici d'avoir utilise ce procede de la femme "idee" dont Davel tombe amoureux pour expliquer ses actes sans non plus chercher ou inventer de justification. Le hero va jusqu'a la mort pour son amour. On retombe dans le scenario tout a fait classique de l'Opera.
Les costumes etaient d'epoque, sauf pour quelques personnages qui avaient des tenues modernes (secours, jurees, et le visiteur du musee). Dans les documentaires ou reprises historiques on tends a oublier que l'on comprends les evenement selon notre culture moderne. La presence de ces personnages anachroniques rappelle que nous assistons a une analyse moderne d'un evenement passe, construite et racontee par des personne contemporaines. C'est d'autant plus marque par ce visiteur du musee qui est present et agit sur scene. Dans les articles du Temps, je suis tombe sur des critiques qui rappelle qu'il est dangereux de vouloir critiquer / justifier ou meme rehabiliter les actions de Davel car cela revient a nier la validite des decisions qui ont ete prises a l'epoque avec le contexte du moment. Le visiteur contemporain symbolise ici notre interpretation et notre role actif dans la reconstitution de cette histoire.
La mise en scene, les costumes et les lumieres etaient tres beaux. La musique ne m'a pas tellement transporte, ce qui est fort dommage pour un opera.
Margaux et moi avons ete surpris par le manque de respect des spectacteurs qui etaient avec nous au 2e balcon. Certains parlaient sans chuchoter pendant le spectacle. Le comble etait de crier "bouh" au chanteur qui interpretait De Souzas, le role qui trahit Davel. C'etait assez malaisant d'assister a ce moment.